Comprendre la valeur du point Nexem en 2025 est essentiel pour décrypter les salaires dans le secteur social et médicosocial. Cette valeur, fixée à 393 euros depuis juillet 2022 pour les structures adhérentes, joue un rôle clé dans le calcul des rémunérations, influençant directement le salaire brut des employés.
Avec un SMIC atteignant 1 801,80 euros brut en 2025, les premiers échelons de la grille salariale restent proches de ce seuil, accentuant le tassement des salaires pour les métiers les moins qualifiés. Pourtant, la Convention Collective 66 garantit une progression grâce à l’ancienneté et des avantages sociaux attractifs, comme 30 jours de congés et des primes spécifiques.
Je vais vous expliquer comment fonctionne ce système de rémunération, en décortiquant les éléments principaux, du coefficient hiérarchique à la valeur du point, pour mieux comprendre son impact sur les professionnels concernés.
Qu’est-ce que la valeur du point dans la convention 66 ?

La valeur du point dans la Convention Collective 66 constitue la base du calcul des salaires pour les professionnels du secteur social et médicosocial. Fixée à 393 euros depuis juillet 2022 pour les employeurs adhérents à Nexem, elle est différente pour les autres structures avec un montant de 382 euros depuis février 2021.
Chaque salarié touche un salaire brut calculé grâce à une formule simple : multiplication du coefficient hiérarchique par la valeur du point. Par exemple, un coefficient de 400 avec une valeur du point de 393 génère un salaire brut de 1 572 euros (400 x 393).
En plus des salaires de base, la valeur du point impacte d’autres aspects comme les indemnités spéciales de sujétion professionnelle, fixées à 921 euros, et les avantages sociaux tels que les congés (30 jours minimum) ou l’ancienneté (maximum 6 jours supplémentaires). Cela garantit une rémunération cohérente et évolutive.
Cette structure joue un rôle central dans l’organisation des grilles salariales et assure que les salariés, malgré les revalorisations du SMIC, bénéficient d’une progression professionnelle encadrée par leur ancienneté et leur coefficient.
Évolution et revalorisation de la valeur du point en 2025

En 2025, la valeur du point Nexem reste fixée à 393 euros, malgré un contexte économique marqué par la hausse du SMIC à 1 801,80 euros brut. Cette stagnation souligne l’importance des négociations pour préserver l’équilibre entre attractivité salariale et contraintes budgétaires.
Raisons et modalités de la revalorisation
La revalorisation de la valeur du point vise principalement à compenser les effets de l’inflation et à adapter les rémunérations aux réalités économiques. Elle permet aussi de mieux reconnaître les évolutions des métiers du secteur médicosocial. Ces ajustements sont nécessaires pour garantir un pouvoir d’achat stable, notamment face à l’augmentation régulière du SMIC, qui impacte directement les premiers échelons de nombreuses grilles salariales.
Pour déterminer ces modifications, un dialogue social structuré entre les syndicats et les employeurs s’établit sous l’égide de Nexem. Ce processus inclut une mise à jour automatique des grilles salariales après validation par les instances paritaires. Les primes, indemnités et certains avantages sociaux, comme les jours d’ancienneté ou les congés, sont également concernés par cette révision.
Les dernières négociations et leurs impacts
Les négociations récentes ont maintenu la valeur du point Nexem à 393 euros depuis 2022, malgré certaines revendications pour une hausse afin de mieux répondre à l’évolution du coût de la vie. Ces discussions ont cependant permis de consolider des mesures favorables telles que la prime de sujétion spéciale fixée à 9,21 euros, ainsi que des garanties sur les progressions automatiques liées à l’ancienneté.
En 2025, les métiers moins qualifiés, comme les agents de service ou les agents de bureau débutants, ressentent encore le tassement salarial dû au rapprochement des premiers échelons avec le SMIC. En revanche, les professions qualifiées, telles que les éducateurs spécialisés ou les psychomotriciens, continuent de bénéficier d’une attractivité renforcée grâce à des coefficients hiérarchiques plus élevés et des salaires supérieurs dès l’embauche. Ce contraste illustre l’effet des négociations sur la structuration des grilles pour maintenir un juste équilibre entre qualifications et rémunérations.
Conséquences de la revalorisation pour les salariés et employeurs
La revalorisation de la valeur du point à 393 euros en 2025 apporte des modifications importantes pour les salariés et les employeurs du secteur social et médicosocial. Cette mise à jour structurelle influence à la fois les salaires, les primes et les conditions de travail.
Impact sur les salaires et les primes
La mise à jour de la valeur du point rehausse directement les salaires de base en fonction des coefficients hiérarchiques. Par exemple, un salarié avec un coefficient de 500 obtient un salaire brut calculé à 1 965 euros (500 x 393). Les primes, comme celle de sujétion spéciale, sont également concernées et réajustées en fonction de cette nouvelle valeur, offrant ainsi une compensation supplémentaire pour les contraintes spécifiques de certains postes.
Les professions moins qualifiées, cependant, subissent un effet de tassement des grilles salariales en raison de la hausse simultanée du SMIC à 1 801,80 euros. Ce phénomène affecte principalement les agents de service ou les assistants débutants. En revanche, les métiers qualifiés, comme les éducateurs spécialisés et les infirmiers, protègent leur attractivité grâce à des coefficients plus élevés et des grilles évolutives dès les premières années d’ancienneté.
Influence sur les conditions de travail
En parallèle, cette revalorisation impose des ajustements budgétaires pour les employeurs, particulièrement ceux des établissements à but non lucratif. Une gestion stricte des ressources humaines et financières devient essentielle pour absorber l’augmentation des charges salariales. Par conséquent, je constate que certains établissements misent davantage sur la formation continue pour valoriser les compétences des salariés et répondre aux exigences des postes.
Pour les salariés, cet effort favorise une amélioration des conditions de travail grâce à une plus grande reconnaissance professionnelle. Des ajustements au niveau des plannings, des dispositifs de soutien et des avantages sociaux se généralisent dans le cadre des nouvelles négociations entourant la convention collective. Ces initiatives visent à renforcer l’attractivité du secteur tout en fidélisant les employés face à une concurrence accrue avec d’autres domaines d’activité.
Spécificités de la convention 66 en 2025
La valeur du point Nexem reste un pilier essentiel pour garantir une rémunération cohérente et adaptée au secteur social et médicosocial. En 2025, malgré les défis liés à l’inflation et à l’évolution du SMIC, elle continue d’assurer une structure salariale encadrée par les coefficients hiérarchiques et l’ancienneté.
Les ajustements budgétaires nécessaires poussent les employeurs à innover, notamment via la formation continue, pour maintenir l’attractivité des métiers. Ces efforts renforcent non seulement les compétences des salariés mais aussi leur reconnaissance professionnelle, tout en équilibrant les contraintes économiques.
Je suis convaincu que la revalorisation de la valeur du point et les négociations sociales joueront un rôle clé dans l’évolution du secteur. En mettant l’accent sur la progression salariale et les avantages sociaux, la Convention 66 reste un outil indispensable pour soutenir les professionnels et répondre aux exigences d’un secteur en constante mutation.