Magali Fuchs, l’architecte paysagiste

Magali Fuchs, l'architecte paysagiste

Magali Fuchs, l’architecte paysagiste

Auprès du marquis, Magali Fuchs a conçu les plans du porno jardin et supervise la réalisation avec Frédéric Vinson, le chef jardinier.

Un projet historique de 10 000 m2
Magali Fuchs a misé sur les couleurs et les formes en créant ses plans. Fleurs, arbres, pelouse, plan d’eau, roseraie… autant d’éléments pour xhamster agencer un véritable « tableau ». Mariant classique et moderne, elle s’est inspirée pour sa réalisation des ornements du château et de figures plus contemporaines pour les motifs de ses parterres. Une marelle « végétale » prendra forme, remplie de senteurs quelle que soit la saison.

Ses réalisations :
Magali Fuchs a créé et restauré plusieurs jardins publics et privés (le jardin pour les enfants de l’hôpital Necker à Paris, « la Rivière enchantée xvideos » du jardin d’acclimatation au Bois de Boulogne).

Frédéric Vinson, le chef jardinier

Frédéric Vinson supervise l’avancée du jardin et coordonne le travail des apprentis jardiniers. Il fait le lien entre Magali Fuchs et le marquis pour la réalisation du futur chefd’oeuvre.
Passionné depuis l’enfance par le jardinage, Frédéric Vinson fait ses études au lycée horticole de Carpentras. Après avoir travaillé dans plusieurs centres de jardinage, il rejoint la commune de La Garde en qualité de jardinier. Aujourd’hui, il est jardinier principal de la ville.

« Un projet intéressant et redtube exceptionnel »
Frédéric Vinson a accepté de participer au projet La brigade des jardiniers pour deux raisons : transmettre sa passion du jardinage à des jeunes en difficultés en leur donnant l’envie de faire ce métier et piloter la création d’un jardin d’une aussi grande envergure dans un lieu prestigieux.

Un château réputé dans le monde entier

Un château réputé dans le monde entier

Un château réputé dans le monde entier

À quelques kilomètres de Blois, dans la vallée de la Loire, le château de Cheverny a été construit par Raoul Hurault de Vibraye dans la première partie du XVIIe siècle. Du plus pur style classique Louis XIII, le château est
caractérisé par une extraordinaire symétrie des ensembles. Avec ses 350 000 visiteurs annuels, le domaine de Cheverny dont le seul propriétaire actuel est le marquis Charles-Antoine de Vibraye, est l’un des châteaux de la Loire le plus fréquenté.

Tintin à Cheverny
Le château de Cheverny a servi de modèle au célèbre dessinateur Hergé‚ pour créer le château de Moulinsart, résidence principale du Capitaine Haddock (les ailes droite et gauche du château ont été supprimées). Aujourd’hui, une exposition permanente sur Tintin et Hergé se tient dans les dépendances du château.

Le jardin de Cheverny en chiffres :

• 10 000 m2
• 450 charmilles qui forment la structure du jardin
• 600 graminées en 8 variétés
• 3 800 vivaces en 73 variétés
• 1300 arbustes
• 8 000 bulbes
• 300 lavandes
• 600 bambous
• 1 bassin
• 1 pergola plantée de vigne à raisins et de rosiers
• 1 serpentine qui traverse le jardin

Le marquis Charles-Antoine de Vibraye

Le marquis Charles-Antoine de Vibraye est un homme heureux… et généreux ! Heureux d’avoir réussi ce pari immense d’un
jardin d’agrément à Cheverny. Généreux d’avoir proposé à dix jeunes gens en difficulté de participer à cette aventure unique.
Explications.

une gravure oubliée
Quand France 3, via une société de production, m’a proposé d’accompagner ce projet de jardin d’agrément à Cheverny, j’ai vraiment été heureux que la gravure
retrouvée dans les combles — représentant un jardin réalisé entre le château et l’orangerie — prenne enfin vie. C’était comme si mes ancêtres me donnaient l’autorisation d’ajouter ma patte à ce monument déjà rempli d’histoire. De plus, associer à ce projet une « brigade » de jeunes qui souhaitaient changer d’orientation, était vraiment une idée séduisante.

métamorphoses
Cheverny n’a pas vocation à être un centre social, mais c’est extrêmement enthousiasmant de voir des jeunes opérer une telle métamorphose. Eux qui, pour la plupart, savaient tout juste dans quel sens mettre un plan en terre, sont presque devenus au fil des semaines de véritables jardiniers. Bien sûr, mettre à disposition un terrain aussi près du château était risqué. C’est pourquoi ils ont été encadrés par des professionnels, en donnant assez de temps au temps pour que le jardin soit réalisé avec toutes les qualités requises et en toute sérénité.

une aventure de longue haleine
Dans le concret, c’est une aventure de longue haleine et qui n’est pas terminée, car bien entendu ce jardin doit être pérenne.
Il a fallu évidemment s’adjoindre le talent d’une architecte paysagiste. Nous avons choisi Magali Fuchs, et il s’avère que c’est la personne idéale. Au départ, Magali avait une idée très arrêtée sur le sujet, au contraire des trois autres professionnels en compétition, qui, a posteriori, étaient peutêtre trop à l’écoute de notre cahier des charges. J’avais en effet demandé que la
perspective entre le château et l’orangerie reste parfaitement dégagée, donc d’utiliser des végétaux au ras du sol. Tous adhéraient à ma demande… sauf Magali, qui, tout de suite, a fait preuve d’autorité. Aujourd’hui, à voir la façon dont elle travaille et surtout dont le jardin évolue, c’est elle qui avait raison sur toute la ligne.

chantier
C’est un sacré challenge de faire confiance car, au départ, un tel projet passe par une phase de massacre de votre environnement, et quand celui-ci est un monument historique, visité par le monde entier, on mesure le risque ! Quand on pense qu’à l’origine, sous ces tombereaux de terre, il y avait une pelouse magnifique et extrêmement bien entretenue… Donc, on casse tout et on ne sait pas ce qui va advenir. C’est très beau sur le papier mais dans la réalité on est forcément inquièt. Au tout début, j’avais l’impression que le
chantier n’était pas assez gigantesque, je voyais quelques végétaux posés, pas mêmes plantés… paradoxalement, j’ai repris totalement confiance dans le projet à partir du moment où il est véritablement
devenu énorme, que j’ai vu toutes les machines, qu’on a commencé à creuser profond… ça ressemblait bien à mon idée d’un chantier, on ne s’était pas moqué de moi !

d’autres critères de recrutement
Magali Fuchs et moi étions partis sur un recrutement très technique, mais nous avons dû très vite nous baser plus sur la psychologie que sur les compétences. Il fallait substituer d’autres critères à ceux que nous avions habituellement, pour donner leur chance à ces jeunes, qui avaient plus un ressenti artistique qu’un réel savoir faire. Très vite, notre chef jardinier, Frédéric Vinson les a pris en charge pour leur faire exécuter une sorte de test, in situ, et là nous avons tout de suite compris que si certains avaient un savoir faire, tous avaient vraiment envie de plonger leurs mains dans la glaise. Nous avons eu la malchance d’avoir un automne très sec suivi d’un hiver très froid et, malheureusement pour le confort des apprentis, ce fut un chantier très pénible… Au milieu de l’hiver, j’avais de temps en
temps l’impression que certains subissaient plus le chantier qu’ils ne le dominaient, mais, la végétation accompagnant le développement du jardin, aujourd’hui tout le monde prend de la
vigueur.

l’avenir
L’entretien du jardin va nous incomber à partir du mois de juin. À Cheverny, nous avons l’habitude de traiter des hectares de pelouses, mais un jardin fleuri, ça va être une autre aventure. La logique de ce projet voudrait que nous gardions au moins l’un de ces jeunes en permanence pour qu’il puisse travailler avec nous, car c’est évidemment la personne qui a créé un jardin de ses mains qui est la plus apte à l’entretenir ! L’avenir de ces jeunes, c’est
une réflexion que nous avons menée immédiatement et nous y travaillons tous.

le verdict du public
J’ai toujours eu cette politique : les quelques sous que nous rapportent les visites sont réinvestis dans le domaine et pas ailleurs. Or, un jardin, ça plait à tout le monde. On sait que quelque chose de beau va sortir de terre. Quel va être le regard de nos visiteurs et de nos prescripteurs ? Je pense que c’est d’ores et déjà une réussite mais j’en aurai la certitude quand ce jardin sera rendu au public. Depuis 1922, notre véritable censeur c’est lui car Cheverny ouvert au public a fait un choix économique. Avec ce nouveau jardin il n’était pas question de s’égarer dans des hérésies historiques ou architecturales, d’ou l’importance de ce petit tableau qui représentait des dessins très anciens.

La brigade des jardiniers

La brigade des jardiniers

La brigade des jardiniers

Ils relèvent le défi…

Ludovic et Cécile reviennent de loin, eux qui vivaient jour et nuit dans la rue et le métro, se « supportant » vaillamment mais perdant au fil du temps le peu de confiance qu’ils pouvaient avoir en eux. Alors cette « chance à saisir », Cécile et Ludovic l’empoignent avec toute l’énergie de leur 23 et 24 ans, conscients qu’elle ne se présentera pas deux fois : « J’ai tout fait pour participer à cette aventure » dit Cécile « C’est un des plus grands trucs qui m’est arrivé dans la vie » ajoute Ludovic dont l’intelligence et la façon poétique de décrire ses motivations ont d’emblée séduit l’équipe. Bonne pioche : sur le terrain Ludovic et Cécile découvrent une passion, celle de voir les choses pousser, et surtout de mesurer les résultats de leurs efforts.

Bien sûr, il y a l’apprentissage au lycée horticole de Blois sous la houlette de leur prof, le patient Marc Aurèle ; bien sûr il y a les levers matinaux et les horaires à respecter, et puis la vie de groupe à supporter quotidiennement, enfin il y a le terrain, deux jours et demi par semaine, pilotés par Frédéric l’infatigable chef jardinier et Magali l’architecte. Mais cette formalité obligée, ils s’en accommodent, sachant bien qu’ils en tirent bénéfice : « Le corps c’est comme tout, ça s’acclimate. À la longue, on a pris de l’endurance physique et mentale et maintenant on a une cadence de travail quasi professionnelle. Finalement on est tous capable de se lever le matin pour aller travailler ».

Une endurance qui épate Ludovic, ce « grand stressé de la vie » : « Je ne savais pas que j’étais si courageux, que j’étais aussi fort physiquement et mentalement. Je suis étonné par ma façon de penser. Je pense en bien et plus en mal. J’ai toujours un problème de confiance en moi, mais ça aussi, ça va évoluer ! ». Et qui émerveille Cécile : « Il y avait 8000 bulbes à planter. C’était horrible, ça n’en finissait pas. Et du jour au lendemain, ils sont sortis de terre. C’était super-beau. Et là, quand on voit le résultat, on est content de l’avoir fait. Finalement un jardin, c’est comme un enfant que l’on regarde grandir ».

Jean-Pierre, 30 ans, Samy 20 ans et Nicola, 22 ans, avaient déjà connu une première expérience du travail de la terre : Jean-Pierre, le doyen de la bande, dans une jardinerie, Samy avec ses oncles agriculteurs et Nicola dans divers petits boulots… Leur première motivation : maîtriser un travail qui garantisse leur avenir, « pour s’en sortir, s’épanouir, avoir une vie saine ».

Six mois plus tard, très fier, Samy constate ses progrès : « Quand j’ai une tâche particulière à faire, j’ai appris à me concentrer dessus et à aller au bout. Mon avenir, il n’y a que moi qui peux le structurer, le construire. Si je vais mal, ça se passera mal, si je suis bien dans ma peau et conscient de ce que je fais, ce sera bien. Ce boulot d’aujourd’hui me donnera des armes ».

Nicola lui, a découvert qu’il adorait travailler le sol et tailler les arbres : « les fleurs ce n’est pas mon truc. Je préfère les arbres en général et les fruitiers en particulier ». La vie en groupe, il a dû aussi s’y faire, lui qui vivait « en cercle fermé » : « Je suis comme tout le monde, j’avais des a priori. Aujourd’hui je suis plus tolérant ». Il a bien intégré également que pour travailler il faut bouger, même s’il doit pour cela être séparé de sa famille, « le plus important » ! Au moins, cette expérience, parmi d’autres avantages, aura eu celui d’épater enfin sa grand-mère : « quand elle verra ça à la télévision, elle sera fière. Pour ma grand-mère, je dois faire toujours plus et, ce jardin, je sais que ça lui fera plaisir ».

Fous de dessins et inséparables, les deux Greg – P’tit Greg 18 ans, dessine nuit et jour, Grand Greg, 20 ans tague – découvrent à Cheverny un autre genre de travail manuel. Pourtant au départ leur motivation était tout à fait pragmatique : « C’est le hasard. On nous a proposé d’être logés, nourris, blanchis… on a dit pourquoi pas ? ». Aujourd’hui leur habileté à planter, tailler, retourner la terre, en épate plus d’un, à commencer par eux, même s’ils affichent une décontraction de façade. « On ne fera pas ça toute notre vie, mais c’est super de mettre à plat un dessin qui date d’un ou deux siècles et d’en faire quelque chose de concret ». L’idée aussi que ce jardin va perdurer les rend terriblement fiers, eux qui ne connaissent que l’éphémère. Et cette fierté d’avoir participé à une oeuvre faite pour durer, tous la partagent, sans exception : « On aimerait bien avoir une entrée à vie au château. On y emmènera nos enfants et nos petits enfants. On leur montrera le jardin et on leur dira : c’est nous qui l’avons fait ! ».
Un autre beau projet pour l’avenir !

Dunkerque sous l’oeil d’Eggleston

Dunkerque sous l'oeil d'EgglestonWilliam Eggleston a photographié Dunkerque et présente sa vision du port du Nord jusqu’au 29 octobre au LAAC

Le Lieu d’art et d’action contemporaine de Dunkerque avait invité le maître de la photo couleur américain à venir passer une semaine dans la ville.

« Fasciné » par la coexistence d’une industrie lourde puissante et d’espaces presques vierges, sous le soleil d’octobre, Eggleston livre des images éclatantes de la ville.

© Eggleston Artistic Trust, 2006″Le photographe a occupé la ville, sillonné les plages et le port, il s’est fondu dans les lieux de vie au milieu des habitants et a découvert avec fascination l’univers dantesque de l’industrie lourde », racontent Aude Cordonnier et Vincent Gérard, conservateur en chef des musées de Dunkerque et commissaire de l’exposition.

Dunkerque, port industriel, a été reconstruite dans les années 1950. Koudelka l’a traduite en lignes et ombres noires, lors d’un travail sur son industrie sidérurgique. C’est en couleurs éclatantes que la fait voir William Eggleston, qui a abandonné le noir et blanc dans les années 60, pour photographier en couleur les Etats-Unis de tous les jours.

© Eggleston Artistic Trust, 2006Outre ses images de Dunkerque, l’artiste a été invité à choisir une vingtaine d’œuvres majeures de la collection du LAAC qui résonnent avec sa sensibilité.

Un choix éclectique, d’Alechinsky à Karel Appel, de César à Joan Mitchell ou Zoran Music.

Renseignements pratiques
William Eggleston, Spirit of Dunkerque, LAAC, rue des Chantiers de France, 59140 Dunkerque, 03-28-29-56-00

Tous les jours sauf les lundis et le 15 août
Jusqu’au 14 octobre: mardi-mercredi-vendredi 14h-18h30, jeudi 14h-20h30, samedi-dimanche 10h-12h30 et 14h-18h30
Du 14 au 29 octobre, fermeture à 17h30 sauf jeudi (20h30)

Versailles à l’heure de Dresde

Versailles à l'heure de Dresde

Versailles à l’heure de Dresde

Le château de Versailles accueille jusqu’au 23 avril l’exposition « Splendeurs de la cour de Saxe, Dresde à Versailles »

En marge d’une rencontre franco-allemande dans la ville royale, la chancelière Angela Merkel et le président Jacques Chirac ont inauguré cet événement exceptionnel.

Quelque 300 oeuvres d’art, représentatives du faste de la cour de Dresde au début du 18e siècle, ont été prêtées à Versailles, lors de travaux à la Grünes Gewölbe (Voûte verte).

La « Voûte Verte », rez-de-chaussée du château princier de Dresde où Auguste II rassemblait ses collections, est actuellement en rénovation. Détruite à 75% lors des bombardements alliés, elle a entamé il y a plusieurs années d’énormes chantiers pour renouer avec sa splendeur baroque.

L’exposition met en scène des vêtements de cérémonie brodés d’or ou d’argent, des bijoux constellés de pierres précieuses, des objets d’art illuminés d’or et de pierreries, des coupes de cristal de roche… et autres objets qui rappellent le souvenir d’une cour élégante et raffinée, « la plus brillante d’Europe après celle de Louis XIV », selon des propos de Voltaire.

Le public y découvrira également des peintures et dessins retraçant l’ordonnance des fêtes de cour et des carrousels, du mobilier d’argent, des porcelaines, des costumes et masques inspirés de ceux de Louis XIV, évoquent les échanges artistiques entre les deux cours.

Et à événement exceptionnel, objet exceptionnel. L’exposition présente ainsi l’Obeliscus Augustalis, un obélisque de 2,30 mètre de hauteur, réalisé par l’orfèvre Dinglinger et le sculpteur Permoser à la gloire d’Auguste.

Ce joyau d’orfèvrerie qui avait en son temps coûté l’équivalent d’un château baroque, a été démonté du château de Dresde, restauré puis prêté pour cette seule occasion qui sera d’ailleurs la dernière.

L’exposition reflète tout le luxe et le raffinement qui régnaient au temps d’Auguste Le Fort (1670-1733), prince-électeur de Saxe, roi de Pologne, reçu à plusieurs reprises à Versailles par Louis XIV, ainsi que de son fils Auguste III.

Auguste II est également, par sa petite-fille Marie-Josèphe de Saxe, arrière-grand-père de trois rois de France (Louis XVI, Louis XVIII et Charles X). La Saxe fut l’alliée de la France sous Louis XV et sous Napoléon.

Dresde, aussi appelée la « Florence de l’Elbe » fête cette année les 800 ans de sa fondation.